Les 4400 de l’Est

Historique de la locomotive

Plusieurs modèles se sont succédés sur la ligne du Trieux.

La 141

La 141 TB 424 appartient à la série 4401 à 4512 du réseau des Chemins de fer de l’Est (renumérotée 141 TB 401 à 512 lors de la création de la SNCF en 1938).

Ces locomotives furent construites de 1911 à 1917 essentiellement pour le trafic de la banlieue parisienne mais aussi la desserte des embranchements vosgiens.

Il s’agit d’une locomotive apte à circuler dans les deux sens à la vitesse de 90 km/h.

Pendant la Grande Guerre, les 4400 ont participé au ravitaillement du front, notamment lors de la bataille de Verdun.

La 424

La 424 a été affectée principalement aux dépôt de Noisy le Sec, La Villette et Nogent Vincennes. Comme quelques 141 TB étaient en service à Lérouville, pour assurer la pousse des convois de marchandises dans la rampe de Loxéville, ce fut aussi son cas.

On en trouva aussi à Nancy où elles assuraient les manœuvres en gare.

Après la dernière guerre, quelques-unes ont émigré sur le territoire de l’ancien réseau  d’Alsace Lorraine.

En 1958, certaines furent équipées de la réversibilité : la machine poussait le train, le chauffeur restant seul à bord tandis que le mécanicien se tenait dans la voiture pilote.

Ces dispositions permettaient de gagner du temps en gare de Paris Est en limitant les évolutions des locomotives lors des pointes quotidiennes du trafic de la banlieue.

Fin de carrière

La plupart des locomotives terminèrent leur carrière lors de l’électrification de la banlieue Est, en 1962.
Néanmoins une  bonne vingtaine d’entre elles, dont la 424, roulèrent sur la ligne de Vincennes  jusqu’à la cession de cette ligne à la RATP en 1969. (Aujourd’hui devenue une branche du  Réseau Express Régional).

Elles étaient alors affectées au dépôt de Nogent Vincennes, là où se situe de nos jours l’ancienne Halle de Baltard.

Quelques-unes enfin, mutées au dépôt CFTA de Provins tractèrent des trains de céréales en double traction jusqu’en 1972.

Outre la 424, la 407 est aussi en état de marche après sa restauration par l’AJECTA en région parisienne.
Lors de la venue de la machine en Bretagne, les deux locomotives se sont retrouvées sous pression dans le dépôt de Longueville en Seine et Marne.

Restauration

Restaurée extérieurement par le dépôt de Chaumont en 1972, la TB attendait l'agrandissement du Musée  pour y figurer en bonne place.

Or, la région SNCF de Strasbourg souhaitant disposer d'une locomotive à vapeur lors de ses commémorations, demanda au Musée une machine, parmi celles n'étant pas encore présentées au public, pour une remise en chauffe.

La 141 TB 424 fut choisie pour son bon état général.
Après avoir repris du service en 1992 en assurant quelques trains spéciaux pendant dix ans, la machine a depuis été entièrement révisée lors de l’épreuve décennale de chaudière.

C’est donc une vénérable centenaire qui assure un service régulier sur les rampes de 20 mm/m entre Paimpol et Pontrieux.

 

Sources : Christian Fonnet , gestionnaire de l'information à l'AHICF (Association pour l'histoire des chemins de fer).

Plan sur la cabine de pilotage du train à vapeur ainsi que le chemineau qui la conduit

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